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Cap Gemini Ernst & Young réduit ses ambitions

Le groupe de services informatiques né de la fusion de la SSII française et du cabinet de conseil américain table sur une croissance pro forma de 10% cette année. Contre 12 à 14% préalablement annoncés.

Intégration des équipes réussie, mais alignement des règles comptables plus compliqué que prévu : c’est, en résumé, le premier bilan que Frédéric Lemoine, directeur financier de Cap Gemini Ernst & Young, a dressé mercredi matin à l’occasion de la première communication financière du groupe dans son nouveau périmètre.Entérinée le 23 mai dernier, pour 11,3 milliards d’euros au cours de l’action d’alors, la fusion entre la SSII française et le cabinet de conseil américain a donné naissance au cinquième prestataire de services informatiques au monde. Dans ces conditions, la publication des résultats du semestre, encore non audités, et des perspectives pour l’exercice avaient valeur de test.Sur les six premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires consolidé, incluant celui d’E&Y depuis le 23 mai, devrait atteindre 2,611 milliards d’euros, en hausse de 18,6 % par rapport aux 2,202 milliards publiés par Cap Gemini pour le premier semestre 1999. Une prévision en ligne avec les estimations des analystes qui tablaient sur une fourchette située entre 2,6 et 2,7 milliards.Sur la base du nouveau périmètre, c’est-à-dire en supposant les activités d’E&Y intégrées depuis le 1er janvier, les revenus du semestre auraient été de 4,096 millions d’euros. Soit une croissance d’environ 5,5 % sur le chiffre d’affaires combiné de la période équivalente de 1999, “tel qu’il a pu être reconstitué à partir de données à peu près comparables”, a précisé le groupe qui a retardé à mi-septembre l’arrêté des chiffres définitifs.Ce taux de 5,5 % se décompose en 8,0 % sur le premier trimestre, contre 3,2 % sur le second, ” ce qui traduit la très forte mobilisation […] sur les travaux liés à l’intégration et à la réorganisation en cours “, toujours d’après le groupe. De fait, même s’il affirme que la réorganisation au sens large (définition des lignes de services, affectation des responsabilités, référencement des métiers…) a été bien menée, Frédéric Lemoine reconnaît que tout cela a demandé une très forte énergie pour mobiliser les équipes. ” En conséquence, le mouvement de décélération de la croissance sur le deuxième trimestre a touché aussi bien Cap Gemini qu’E&Y “, a-t-il tenu a préciser.Confiant sur la bonne progression du carnet de commandes, après un début d’année difficile, Cap Gemini Ernst & Young a également fait part de ses prévisions pour l’ensemble de l’exercice. Cette année, le chiffre d’affaires consolidé devrait se situer “aux allentours de 8,4 milliards d’euros”, a indiqué Frédéric Lemoine, en hausse d’environ 10 %. Ces perspectives traduisent cependant une baisse par rapport aux 12 à 14 % de croissance pro forma précemment annoncés. “Ce nest pas étonnant”, affirme un analyste financier qui avait estimé dans un note publiée il y a quelques semaines que les prévisions de la société étaient trop optimistes. “Pour les atteindre, il aurait fallu une croissance située entre 8 et 10 % sur les six premiers mois”, explique-t-il.En revanche, la marge opérationnelle, toujours pro forma, devrait se situer entre 10 et 11 %, conformément à ce qui était prévu.

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Alain Ruello (avec Reuters)