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American Airlines ne veut plus de billets papier

La compagnie aérienne souhaite imposer l’e-ticket sur le continent nord-américain. Désormais, certains billets traditionnels seront surfacturés plus de 11 euros.

Dématérialiser le billet de voyage pour réduire les coûts de production et de distribution est devenu un leitmotiv chez American Airlines. Au point que pour atteindre cet objectif, la compagnie aérienne américaine a pris la décision de facturer un supplément de 10 dollars (11,30 euros) sur certains billets.Bien entendu, le but est de détourner les clients du billet papier et de les inciter à opter pour les billets électroniques. Sont concernés les voyageurs qui réservent directement par la compagnie ou American Eagle, sa division régionale, que ce soit au comptoir, sur le site ou par téléphone.Les réservations faites par agences de voyages sont exclues de cette opération et celles effectuées par les membres des programmes de fidélisation d’American Airlines du type Platinum.Alaska Airlines a été la première compagnie à appliquer cette surfacturation sur des billets papiers, début 1999. Depuis, la pratique est devenue courante pour les agences de voyage en ligne. L’initiative d’American Airlines est calquée sur celles de Expedia ou Travelocity, leaders des agences de voyage en ligne, qui appliquent une pénalité à ce type de billets.L’offensive d’American Airlines constitue un nouvel épisode de la guerre que se livrent les compagnies aériennes et les agences pour capter une clientèle électronique. L’affrontement entre ces deux acteurs est larvé depuis l’annonce, en 2000, du projet Orbitz.com. Il s’agit d’une agence virtuelle regroupant une trentaine de compagnies aériennes dont United Airlines, Delta Airlines, Continental Airlines… et American Airlines.Pour soutenir son offensive, Orbitz a publié une étude en début d’année, affirmant que les agences de voyage en ligne coûtaient 1,9 milliard d’euros (12,5 milliards de francs) chaque année aux voyageurs du fait de tarifs plus élevés que ceux pratiqués par les compagnies.L’Interactive travel services association (ITSA), un lobby des agences électroniques dirigé par Expedia et Travelocity, n’a pas tardé à répliquer. Il affirme dans un rapport récent que les taxes appliquées aux billets traditionnels pour favoriser l’e-ticket prévues par Orbitz représenteront un surcoût total pour les voyageurs de 3,6 milliards d’euros.

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Christophe Dupont